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La permanence du Front National de Valence a été victime cette semaine d’une agression particulièrement violente en plein centre-ville (voir les photos). Presque en même temps, un début d’incendie d’origine criminelle s’en prenait au QG de campagne de Marine Le Pen à Paris.

A Valence, en même temps que l’attaque du local FN se tenait une réunion publique de la CGT dont le thème était les moyens de combattre le FN. Ce syndicat, qui se dit apolitique, et qui donc se refuse à se prononcer sur un candidat, se permet d’être politique pour s’attaquer au Front National. « C’est dans nos gènes » déclare sans gêne son responsable local.

Un autre syndicat, la FSU, lui aussi bien entendu « apolitique », se fend d’un communiqué consacré à combattre le FN, sans arguments, pour le principe.

Sur le plan national, face aux sondages plaçant le FN en tête, tous les partis ont pour même programme la lutte contre le Front National. De Fillon à Mélanchon en passant par Macron et les autres, chacun y va de son couplet virulent contre le Front National. La panique s’empare d’eux et l’escalade des mots atteint des sommets. Jusqu’au gouvernement, qui dans le peu de temps qui lui reste, n’a sans doute rien d’autre à faire qu’à partir ouvertement en guerre contre le Front National.

Cette violence verbale indigne ne peut mener qu’à la violence physique. Nous ne sommes pas dans la théorie du complot, mais dans la constatation des résultats d’une campagne minable. Les attaques contre les locaux du FN sont à lier directement à ces comportements d’incitation à la haine. Ces partis politiques ou syndicats « apolitiques » portent chacun leur part de responsabilité par leurs discours d’incitation à la haine. Rappelons qu’il y a quelques semaines un militant FN qui distribuait des tracts dans le nord de la Drôme a évité de justesse une voiture qui sciemment lui fonçait dessus.

Ce pays qui donne des leçons de démocratie au monde entier et qui prône la liberté d’expression laisse se banaliser des moyens de propagande totalitaires dont on sait tous où ils mènent. Plutôt que nous rabâcher sans cesse qu’ils ont le monopole des « valeurs républicaines », ils devraient nous expliquer ce qu’ils entendent vraiment par cette expression. BS.