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Lundi soir, lors du Conseil Municipal de Valence, un conseiller LFI (Jimmy Levacher) s’est offusqué de la proposition du Maire de suspendre les aides sociales municipales des familles dont un membre serait reconnu coupable de violences contre les forces de l’ordre. Pour appuyer son propos, se tournant vers moi il a insinué qu’une telle mesure serait dangereuse, au motif qu’elle pourrait être détournée en « délit de faciès » si nous (RN) arrivions au pouvoir. Il ne manquait plus que la petite musique habituelle : Vichy, Pétain, Hitler et les heures les plus sombres…

Ne voulant pas transformer ce conseil municipal en pugilat, je me suis abstenu de répondre à ses propos diffamatoires, qui appellent deux mises au point :

La première concerne la cohérence : Cet élu d’extrême gauche, humaniste autoproclamé, fait ainsi le lien implicite entre les violences commises et l’origine ethnique de leurs auteurs. Pour un chantre de l’antiracisme, il faut reconnaitre que c’est assez cocasse ! Il n’a pourtant jamais été question de couleur de peau dans tous les échanges que nous avons eu, ni en commission municipale la semaine précédente lorsque l’exécutif a présenté son rapport, ni lors du conseil municipal où il a été voté. On reconnait bien là l’incohérence de ce genre d’idéologue qui nie la réalité tout en accusant ses adversaires d’en être responsables.

La deuxième porte sur la responsabilité : invoquer sans cesse une pseudo-discrimination dont seraient victimes certaines communautés d’origine étrangère, essentiellement africaines, est une malhonnêteté intellectuelle qui suscite chez elles un ressentiment croissant de haine envers la France, pourtant plus généreuse et accueillante qu’aucun autre pays au monde ! Jamais une nation n’a autant ouvert ses frontières, favorisé l’immigration de peuplement (merci Giscard !), dépensé sans compter pour leur intégration et leur bien-être (plus de 100 milliards en 40 ans), renié sa culture, son droit et ses racines pour qu’ils se sentent chez eux, battu sa coulpe pour son histoire, discriminé « positivement » ses propres enfants pour faire de la place à ces adoptés, fait preuve d’autant de tolérance et de patience…

Une telle incitation à la haine est criminelle : elle conduit inéluctablement à un affrontement ethnique, prédit par l’ancien ministre de l’intérieur Gérard Collomb, dont on déplore aujourd’hui les prémices. L’extrême-gauche attise le feu en montant les populations les unes contre les autres.

On n’entend pourtant jamais les autres communautés se plaindre, alors qu’elles n’ont pas bénéficié d’autant de largesses et d’égards que ces derniers arrivés. Polonais, Italiens, Espagnols, Portugais, Asiatiques, Arméniens et tant d’autres… nombreux pourtant sont ceux qui ont choisi la France et l’ont adoptée, allant jusqu’à changer leur nom pour l’épouser charnellement ! Leur assimilation n’a pas été facile, mais ils ont fait cet effort et ont pu bénéficier en retour de l’ascenseur social républicain, au même titre que les français de souche.

Et si c’était cela le problème ? Et si ce refus d’intégration nourri par les indigénistes et la culture de l’excuse permanente était justement la cause de cet échec ?

 

J’ai voté la proposition de Nicolas Daragon, même si j’ai conscience du peu d’impact qu’elle aura sur les fauteurs de trouble à l’ordre public qui se moquent éperdument de ne plus recevoir leur chèque culture. Les aides municipales sont en effet bien peu de chose au regard des aides sociales publiques dont on abreuve ces « séparatistes » (néologisme à la mode pour qualifier les allogènes refusant de s’intégrer) depuis des décennies.

Cette mesure a néanmoins une portée symbolique forte puisqu’elle signifie la fin de l’acceptation résignée de cautionner les violences endémiques de nos banlieues, pourtant premières bénéficiaires des fonds intarissables d’aides en tout genre (politique de la ville, plans de rénovation urbaine, plan Marshall, plans état-région, plan prévention, ZEP, zones franches, etc…)

En comparaison les campagnes françaises, pauvres et méprisées, touchent dix fois moins d’aides et l’on n’y voit pourtant jamais de voiture brûlée, de pompier caillassé, de policier lynché, de médecin racketté, de postier dépouillé, ni de professeur décapité.

 

Ce vote symbolique, qui fait tant réagir, montre que le fond du problème est un manque de courage politique. Nous ne pouvons pas nous contenter de demi-mesure. Le Rassemblement national a proposé dans son dernier livre blanc pour la sécurité des sanctions financières visant les parents des mineurs impliqués dans des crimes ou délits, par suppression totale (par exemple en cas de récidive) ou partielle des allocations familiales et sociales, prononcée par le Parquet à titre provisoire et définitif par le juge. Ce ne serait que justice : les droits ne vont pas sans les devoirs. Si vous enfreignez gravement le code de la route, votre permis de conduire vous est retiré. Il en va de même pour la citoyenneté.

Il est temps que l’on revienne à la raison et que l’on applique le droit naturel : encourageons les méritants, sanctionnons les délinquants et leurs soutiens. C’est le fondement de la justice d’un état démocratique.

 

Olivier AMOS – Conseiller municipal de Valence – Conseiller régional