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Décidément, Hervé Mariton traverse une mauvaise passe. Rien ne lui réussit et il ne fait pas les bons choix. D’abord il a voulu se lancer dans la primaire de la droite et du centre, mais il a laissé passer des parrainages non signés… c’est ballot. Il a alors misé sur le favori, Alain Juppé. Les sondeurs sont trompeurs : Fillon s’envole, donc notre courageux Hervé Mariton prend ses distances avec le maire de Bordeaux. Trop tard. Mal engagé pour être ministre. Pas comme son camarade Patrick Labeaune, qui en toute modestie se voit un destin national. Ne sachant plus à quelle porte sonner, il se raccroche à Cécile Duflot, elle aussi déçue des primaires, de gauche, et le socialiste Patrick Mennucci, pour un petit trip humano-politique à Alep. Il faut bien exister malgré les déboires. Les loosers de tout bord réussissent au moins ce rassemblement si cher aux autres. Mais la voyagiste, si elle est écolo, n’est pas diplomate : nos baroudeurs en herbe sont bêtement bloqués à la frontière turco-syrienne. Vraiment, ces gens n’ont aucun respect pour les parlementaires « droitdelhommistes ». Ne s’improvise pas qui veut djihadiste ou Tintin au Pays de l’Or Noir, le trio infernal est plutôt du genre Pieds Nickelés. Notre héros de Crest, piteux, s’en rentre au pays, la queue entre les jambes. Espérons qu’il ne soit pas fiché S avec son groupe de combat médiatique. Pendant ce temps, à Alep, le massacre continue, malgré Hervé Mariton. BS.