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Lors du débat radiophonique des candidats à l’élection municipale, le maire sortant a ouvert les hostilités en s’en prenant à mes colistières, au motif que certaines se présentent sous leur nom de jeune fille. Cette faculté démocratique, prévue par la loi, est habituelle et permet aux femmes de choisir sous quel nom elles veulent apparaitre. A l’heure où les menaces et tentatives d’intimidation se multiplient, notamment contre certains de mes colistiers, il serait préférable que le premier magistrat de la ville défende cette liberté au lieu d’abuser de ses pouvoirs pour fouiller dans les registres municipaux et balancer à la vindicte populaire les noms de celles qui ont fait ce choix par prudence. Une telle attitude le déshonore et laisse entrevoir une dérive autoritaire inquiétante pour les Valentinois.

S’il est aussi sûr de son bilan, pourquoi user de tels moyens, indignes de notre édile ? Nous aurions préféré qu’il s’attaque aux enjeux municipaux (désendettement de la commune, lutte contre l’insécurité galopante, verdissement du centre-ville, contournement de l’A7…) plutôt qu’à ses administrés ! Derrière sa communication de façade bien huilée, façon « mon cœur Valence », nous avons assisté hier soir à un épisode regrettable de « Valence ton porc » !

Olivier AMOS, tête de liste « Au service des Valentinois »

 

Extrait de l’article du Dauphiné relatant cet épisode