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Enième rebondissement du projet d’aménagement de l’autoroute traversant l’agglomération valentinoise : nous apprenons que l’état veut cofinancer avec l’Agglomération l’installation de murs « anti-bruit ». Les habitants vont donc devoir payer pour un « machin » qui ne résoudra pas les problèmes de pollution atmosphérique, visuelle et sonore générées par le trafic des 150.000 véhicules quotidiens. Cela ressemble plus à un cautère sur une route de bois qu’à une solution durable.

Ce pis-aller permet surtout d’éluder la question que j’ai régulièrement posée au Préfet, au Président de Région et au Maire, en vain : comment se fait-il que le projet, datant de 1974, de contournement Est de Valence, inscrit dans la convention passée le 10 janvier 1992 entre l’Etat et la Société des autoroutes du Sud de la France pour la construction, l’entretien et l’exploitation de l’autoroute A749, n’a jamais été réalisé ? Les emprises avaient pourtant été réservées, les ponts dimensionnés pour accueillir les voies supplémentaires, le tracé validé, le décret ratifié… mais rien n’a été fait depuis 1997 !

Au lieu de dilapider 30 millions d’euros pour un gadget inutile, j’exhorte nos élus (Etat, Région et Agglo) à faire preuve de courage politique en exigeant que la contrepartie des recettes autoroutières engrangées depuis 1992 par ASF soit enfin affectée à ce contournement salutaire pour les habitants du bassin Valentinois ! (comme cela a été fait à Vienne)

Et qu’on ne nous dise pas que l’état manque de moyens : il vient de dépenser 200 milliards d’euros en 2020 pour atténuer les effets de la crise économique qu’il a lui-même engendrée par sa gestion calamiteuse de l’épidémie. S’il cherche une ligne budgétaire, plutôt que d’emprunter sur le dos de nos enfants, pourquoi ne met-il pas fin à la fraude sociale révélée récemment par le magistrat Charles Prat, qui nous coûte 50 milliards d’euros par an ? Là encore, une question de volonté ?

Olivier AMOS, conseiller municipal et régional
Le 18 février 2021

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