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La liste du Rassemblement national pour les élections municipales de 2020 à Valence a pour objectif de proposer un autre mode de gouvernance de la cité. L’élection ne doit plus être un blanc-seing pour la durée du mandat, mais un cap donné à un exécutif qui doit ensuite rendre des comptes et surtout tenir compte des attentes des administrés. Le scrutin de mars prochain est l’occasion de faire de cette vie politique idéale une réalité !

C’est dans cet esprit profondément républicain et réellement démocratique que la liste RN, conduite par Olivier Amos, et regroupant des colistiers de plusieurs sensibilités politiques (dont le Parti Chrétien-Démocrate et Sens Commun), a choisi d’inscrire sa candidature et son action future au service des Valentinois.

Son programme repose sur trois nécessités, qui sont l’expression des attentes fondamentales des habitants de la commune : les associer concrètement à la gestion de leur commune, favoriser leur bien-être, rendre la ville plus attractive.

De ces attentes, la liste Au service des Valentinois va décliner des propositions qui trouveront une application concrète, et non des promesses en l’air que les élus oublient la campagne terminée. Le programme que nous présentons se borne donc volontairement à des principes généraux d’action, dont le détail et la mise en œuvre seront ensuite proposés et ratifiés par les Valentinois grâce à des consultations et des référendums locaux. Ainsi le pouvoir sera rendu aux véritables dirigeants de la ville de Valence : ses habitants !

Pour la liste Au service des Valentinois, paraphrasant Richelieu, « la politique est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire » aux habitants.

1 Une nouvelle gouvernance par et pour les Valentinois

L’attente d’une démocratie participative n’a jamais été aussi forte, en témoignent les différents mouvements et revendications populaires, dont le plus marquant ces derniers mois : le référendum d’initiative populaire (RIP) réclamé notamment par les Gilets Jaunes. Et pourtant les élus la promettent depuis des années mais ne l’ont jamais mise en œuvre, sans doute de peur de devoir se conformer à la volonté de leurs administrés ! Dès lors, comment reprocher à ces derniers leur désintérêt de la chose publique ?

1.1 Appliquer le principe de subsidiarité

Pour redonner confiance aux Français dans la politique, il faut tenir compte de leur volonté souveraine (cf. article 3 de notre Constitution). Nous appliquerons donc le principe de subsidiarité afin de tendre vers cet objectif : c’est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d’une action publique revient à l’entité compétente la plus proche de ceux qui sont directement concernés par cette action. Ainsi, une autorité centrale (le conseil municipal en l’occurrence) ne peut effectuer que les tâches qui ne peuvent pas être réalisées efficacement à l’échelon inférieur (associations de quartier, de commerçants, familles…).

La première mesure de notre exécutif sera donc d’impliquer concrètement les Valentinois en confiant aux comités de quartier et associations un véritable rôle de proposition et de pilotage des projets les concernant. Dans chaque quartier, un élu de la mairie apportera son concours au comité et sera chargé de remonter les propositions à l’exécutif, qui devra s’assurer de leur légalité et arbitrer les priorités lorsqu’elles nécessiteront des dépenses.

1.2 Consulter les Valentinois sur les questions engageant notre avenir

Pour toutes les décisions majeures (aménagement urbain, politique sociale, fiscalité, projets structurants…), nous demanderons l’avis des Valentinois via des référendums locaux, grâce à une évolution de l’application mobile de la commune, sécurisée et certifiée par des organismes indépendants de contrôle. Ce moyen moderne, particulièrement adapté à la démocratie locale, est plus économique, plus écologique et plus rapide que le recours au vote papier.

En cohérence avec le principe de subsidiarité évoqué plus haut, les associations de quartier auront la charge d’organiser des consultations locales pour les décisions relevant spécifiquement de leur périmètre, si besoin avec l’aide d’outils mis à disposition par la mairie.

Ainsi les habitants seront enfin véritablement acteurs de leur avenir et auront inévitablement à cœur de s’impliquer davantage dans la vie de leur commune.

1.3 Rendre des comptes aux administrés

Rien ne sert de consulter les Valentinois si l’on ne prend pas en compte leurs demandes et qu’on les met devant le fait accompli (comme ce fut le cas pour le centre aqualudique). C’est pourquoi les élus référents de quartiers auront à rendre des comptes régulièrement aux habitants sur l’utilisation de leurs contributions locales, dont la fiscalité est plus élevée que dans les autres villes de taille comparable. La cour des comptes régionale a pointé un manque de transparence de l’utilisation des budgets de la commune. Il est temps que l’on sache où va notre argent !

2 Assurer le bien-être des Valentinois

Lorsqu’on choisit d’habiter à un endroit, c’est pour y vivre en toute quiétude. A nous de répondre à cette attente légitime.

2.1 Sécurité des personnes et des biens

La première des libertés, c’est de vivre en sécurité. Et force est de constater que cette liberté fondamentale n’est pas garantie à Valence. La rubrique des faits divers en atteste malheureusement trop souvent. Si l’on peut difficilement agir sur les causes extérieures, on doit améliorer la protection des Valentinois contre les agressions, vols, cambriolages, viols, rodéos urbains, trafic de drogue, règlements de compte à coups de fusils !…

La sécurité des Valentinois sera notre priorité. Nous allouerons plus de moyens à la police municipale pour assurer notre sécurité car il est inadmissible qu’à la nuit tombée une seule voiture de police patrouille dans l’agglomération ! La sécurité passe aussi par l’entraide entre voisins, il est donc indispensable de favoriser les échanges de proximité (offres et demandes de services, partage de ressources communes…) notamment grâce aux outils numériques.

La lutte contre le communautarisme islamiste, terreau du terrorisme, sera menée plus efficacement en coopération avec les services de l’Etat.

2.2 Recréer le lien social

Nous encouragerons les initiatives de quartiers, en les dotant d’un budget d’action, pour que les personnes seules soient moins isolées. Nous mettrons en place des moyens d’entraide et d’alerte pour que chacun se sente concerné par son entourage. La vie en ville est paradoxalement source d’isolement. Nous voulons le rompre pour pouvoir y vivre comme dans un village : en recréant ce lien indispensable à la vie en communauté, pour ne plus tout attendre des institutions mais être acteur responsable de notre vie.

2.3 Améliorer notre cadre de vie

Le bien-être passe ensuite par l’harmonie et la perception des nuisances de notre environnement immédiat. Là encore le constat est sans appel et contribue largement au manque d’attractivité de Valence : voiries en piteux état, habitat dégradé, espaces verts négligés (comment la ville a-t-elle obtenu 4 fleurs ?), quand ils ne sont pas purement et simplement supprimés pour mettre du béton à la place, déjections et détritus jonchant les rues et poussés par le vent, pollutions atmosphérique, sonore et visuelle générées par l’autoroute A7, difficulté de circulation et de stationnement en centre-ville…

Et pourtant Valence dispose d’atouts inexploités : un fleuve majestueux avec des kilomètres de berges à valoriser, une nature alentour exceptionnelle, un climat et une géographie idéaux, un patrimoine historique, architectural et culturel riche, des habitants soucieux de leur bien commun…

Nous souhaitons agir sur ces différents aspects pour que les habitants se réapproprient leur ville.

2.4 Repenser l’urbanisation de Valence

Hausse des coûts de l’énergie et du logement, modification et vieillissement de la population, nécessité de mieux consommer, nouvelles formes de déplacements… sont autant d’enjeux à anticiper pour faire de Valence une ville où il fait bon vivre. Gouverner c’est prévoir, il nous appartient donc de préfigurer ensemble la ville de demain.

Le renouvellement urbain est aujourd’hui l’apanage du plan local d’urbanisme (PLU). Or, ce sont toujours les mêmes quartiers qui bénéficient des subsides de l’état. Nous souhaitons rééquilibrer cette manne pour que tous les quartiers de Valence bénéficient des retombées de leurs contributions fiscales.

Nous voulons lancer un grand projet de réaménagement de la ville pour la rendre plus agréable et plus attractive, la repenser globalement sur le long terme et pas uniquement à l’échelle d’un mandat. Nous profiterons de l’examen du PLU en 2020 pour solliciter les Valentinois afin qu’ils co-construisent leur ville de demain à partir de ces principes généraux :

  • Stopper la bétonisation à outrance, notamment en centre-ville. Les « dents creuses » ne doivent plus être comblées par des immeubles masquant la vue et le soleil, mais réaménagées en squares, cheminements doux, allées vertes et lieux propices à la rencontre ;
  • Réhabiliter les constructions anciennes plutôt que d’en ériger de nouvelles ;
  • Reverdir le centre-ville pour mieux respirer (rues arborées et espaces verts sont les meilleurs remèdes aux chaleurs estivales) ;
  • Déconcentrer la ville en créant des « villages dans la ville » avec des services de proximité et des espaces verts plus généreux ;
  • Mieux répartir et favoriser l’implantation des services et commerces de proximité, encourager le localisme (circuits courts) ;
  • Repenser les axes de circulation et rendre la signalisation intelligente pour faciliter les déplacements, notamment « doux » ;
  • Réduire nos dépenses énergétiques inutiles (rationaliser les équipements municipaux, accélérer l’isolation des bâtiments publics et individuels) ;
  • Supprimer la saignée de la voie ferrée qui sépare la ville en deux (créer des passerelles, réaménager les lignes de triage inutiles en accord avec SNCF Réseau…) ;
  • Libérer la ville de l’emprise de l’autoroute A7 qui la coupe du Rhône en la détournant afin de réaménager les espaces libérés (cf. chapitre suivant)

Nous nous engageons à financer ce réaménagement sans augmenter les impôts ni l’endettement de la commune.

2.5 Retrouver Valence-sur-Rhône

L’atout majeur de Valence réside dans sa position de confluence entre le Rhône et l’Isère, à l’intersection des Alpes, de Lyon et du Sud. Malheureusement les Valentinois ne retirent que les désagréments de cette situation de ville de passage. Nous proposons donc de mettre en valeur nos berges, comme cela a été fait à Vienne ou Lyon, en recréant cette proximité avec le fleuve en relançant le projet de l’A749 pour détourner l’A7 par la LACRA (projet autofinancé par les péages, qui a été voté en 1992 mais inexplicablement jamais mis en œuvre par ASF) afin de libérer la ville de cette pollution permanente (jusqu’à 180 000 véhicules par jour l’été), réhabiliter la basse ville qui souffre actuellement du trafic autoroutier, réaménager la rive gauche avec des espaces verts, une « promenade des Anglais valentinoise » en continuité du Parc Jouvet et du parc de l’Epervière, des activités fluviales…

Ce projet, qui nécessitera un engagement sur plusieurs mandats, changera le visage de notre commune et permettra aussi de tisser des liens plus forts avec les communes de la rive droite. Nous préférons ce projet de contournement, moins coûteux qu’un enfouissement dispendieux et moins durable.

3 Rendre Valence plus attractive

Notre tête de liste, ainsi que plusieurs de nos colistiers, sont chefs d’entreprises ou commerçants. Vous pouvez compter sur eux pour comprendre les enjeux et mettre en œuvre les bonnes solutions.

3.1 Diminuer la fiscalité

Notre deuxième priorité sera de baisser la fiscalité locale et ne pas se contenter de la contenir, en faisant des choix courageux et en mettant fin au clientélisme, en désendettant la commune de ses emprunts toxiques, pour la recentrer sur ses tâches régaliennes. Faire la fête avec l’argent du contribuable, c’est bien joli, mais pas avant d’avoir répondu aux besoins fondamentaux des habitants ! Les taxes foncières sont parmi les plus élevées de la région, pour un service rendu moins efficace : c’est un handicap inadmissible !

Pour cela de nombreuses pistes sont données par le dernier rapport de la chambre régionale des comptes sur Valence (qui est accablant) : renégocier les contrats de services, améliorer la gestion des services communaux et la transparence budgétaire, réduire les dépenses de fonctionnement au profit de dépenses d’investissement étalées… Nous nous engageons à mener ces efforts pour rendre aux habitants une situation plus saine et plus supportable à la fin de notre mandat.

Nous aiderons en particulier les familles, qui supportent la lourde charge d’élever les générations futures, en augmentant l’abattement de leur taxe d’habitation (qui n’a malheureusement pas disparu pour ceux qui travaillent).

3.2 Créer de l’emploi

Toujours dans ce rapport, nous apprenons que le nombre d’habitants n’a cessé de baisser depuis vingt ans, que le revenu par habitant des Valentinois (13 000 euros) est en dessous de la moyenne des villes comparables, et que le taux de chômage de la commune (19 %) est très supérieur à la moyenne régionale (12 %). Il y a donc bien un problème de niveau de vie à Valence. Pour y remédier, nous allons mettre en place une politique d’encouragement au maintien et à l’implantation des entreprises, en particulier les TPE et PME qui sont les premières créatrices d’emploi. Une équipe municipale sera dédiée à cette mission capitale.

3.3 Attirer les entrepreneurs

Pour cela, nous mettrons en œuvre des solutions simples qui ont fait leurs preuves :

  • Mise en place d’un marketing territorial sur les atouts de la ville,
  • Communication et accompagnement des entreprises sur les leviers mis à leur disposition par le département, la région et l’Etat,
  • Création d’une place de marché en ligne pour les commerces locaux, couplée à des points de dépôt/collecte de marchandises,
  • Baisse de la fiscalité communale des entreprises (cotisation foncière des entreprises),
  • Mise en oeuvre du localisme : priorité des entreprises locales dans nos appels d’offres,
  • Favoriser le développement d’écosystèmes économiques

3.4 Attirer les étudiants, les travailleurs, les familles

La première richesse ce sont les hommes, disait Saint-Exupéry. Si nous voulons redynamiser notre ville, il faut offrir des formations d’avenir à nos jeunes et attirer des travailleurs cherchant un cadre de vie porteur. Le réaménagement de notre ville, l’amélioration du bien-être et de la sécurité préconisés plus haut y contribueront fortement. En lien avec les acteurs locaux du monde du travail, nous mobiliserons efficacement les moyens déjà existants et impulserons une nouvelle dynamique pour atteindre cet objectif.

Nous aiderons en priorité les familles à s’implanter, car elles représentent l’avenir de Valence. Puisque c’est dans les familles que se construisent les hommes et les femmes qui feront vivre demain notre ville, nous leur devons un soutien particulier.

3.5 Valoriser notre patrimoine

Enfin nous voulons rendre leur fierté aux habitants : Valence, qui appartient au réseau « villes d’art et d’histoire », a un passé riche qui mérite d’être mis en valeur. Des garnisons romaines à Napoléon, en passant par Louis XI et Pie VI, notre commune a connu des événements marquants, que nous souhaitons valoriser. Une ville qui sait d’où elle vient peut construire plus sereinement son avenir et donne envie d’y résider.

Nous ferons un audit des espaces culturels et du patrimoine remarquable pour en améliorer la programmation et l’accessibilité, en lien avec les associations historiques et les artistes locaux.