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J’ai rencontré vendredi dernier M. Spitz, préfet de la Drôme, en présence de son directeur de cabinet et du chef du bureau des relations avec l’État de la préfecture (relations avec les élus, élections, propagande, etc…). Le but de cette entrevue protocolaire était de me présenter en tant que nouveau responsable du Rassemblement National au représentant de l’État ainsi qu’à ses services, puis d’aborder des sujets d’actualité locale. L’entretien, inhabituel pour eux, fut très cordial et nos échanges constructifs.

Relations avec les services de l’État dans la Drôme

J’ai félicité les forces de police et de gendarmerie qui ont régulièrement couvert nos manifestations et ont toujours fait preuve de professionnalisme, de neutralité à notre égard, assurant efficacement notre sécurité contre les excités d’extrême gauche. J’ai rappelé notre attachement à l’état de droit et la nécessaire impartialité des forces de l’ordre.

Je suis aussi revenu sur les dysfonctionnements de distribution de la propagande électorale lors des dernières élections (présidentielles et législatives 2017) qui ont particulièrement touché notre parti. Ils m’ont assuré que tous les partis avaient été également concernés et que le prestataire avait été sanctionné. Le Préfet m’a appris que la question ne se posera plus car un texte de loi était en cours de préparation pour supprimer définitivement l’envoi postal de la propagande au profit du numérique (projet de dématérialisation des services de l’état). Je lui ai fait remarquer que cela avantagerait sans doute le parti de Monsieur Macron, dont les électeurs principalement urbains sont ultra-connectés, mais pénaliserait notre parti dont les électeurs sont plus ruraux et souffrent de la fracture numérique. J’ai précisé que la moitié de nos sympathisants n’ont pas d’adresse mail… il a minimisé l’impact en expliquant qu’il existe des maisons de services au public… pour lui c’est irrémédiable. L’égal accès des électeurs à l’information les soucie peu…

Contournement de Valence par l’autoroute A7

J’ai abordé l’engorgement récurrent de l’autoroute A7 qui génère de la pollution respiratoire et sonore, et le projet de contournement de Valence par la rocade Est, tant attendue des Valentinois, pour connaitre la position de l’État. J’ai rappelé la demande du maire de Valence afin de savoir où cette requête en était. Il m’a appris que l’Europe est en contentieux avec la France au sujet du traitement de la pollution dans certaines villes, dont Valence (axe vallée du Rhône), mais surtout que l’État a renoncé à ce projet de contournement et revend les terrains qui avaient été préemptés dans ce but ! Nous avons donc une action à mener, tant en local qu’à la Région et à l’Assemblée, pour pousser ce projet vital pour la vallée du Rhône (suppression de la traversée autoroutière de Valence et contournement de l’A7 par l’Est en élargissant l’ACRA). Il m’a appris qu’une étude environnementale était en cours et que la baisse de la vitesse à 90km/h sur le tronçon de Valence suffisait selon lui pour faire baisser de 15% la concentration de NOx. L’État n’a donc pas l’intention d’aller plus loin pour supprimer cette source de pollution respiratoire, visuelle, sonore et lumineuse !

Il nous appartient donc de proposer une alternative crédible à cette saignée autoroutière aux prochaines élections municipales pour rendre les berges du Rhône aux habitants et valoriser cette ville qui a un potentiel énorme…

Zadistes et clandestins: un cocktail dangereux pour la Drôme

Aussi, je lui ai fait part de notre crainte devant la montée en puissance des anarchistes dans le Diois (cf. la contre-manifestation d’Allex) et des projets de regroupements de clandestins dans la même zone, ces deux phénomènes pouvant générer des troubles dans le département, comme c’est le cas à Nantes. là encore il a minimisé les faits, nié l’installation de migrants… bref il a éludé cette question pourtant cruciale pour les Drômois. Tout va donc pour le mieux selon lui.

Justice politique contre le RN

Enfin, j’ai exprimé notre vive inquiétude suite à la saisie des subventions du RN par les juges orientés et la mise à mort programmée de notre parti. Il a encore été dans le déni en m’assurant que la justice est neutre et sans influence politique. J’ai rappelé la façon dont l’affaire Fillon avait été menée, mais rien n’y a fait, pour lui ce n’est que justice. J’ai donc expliqué en détail l’argutie juridique de saisie des subventions, qu’il n’avait manifestement pas compris, et c’est bien ce qui m’inquiète: malgré cela il m’a demandé quelles étaient nos sources de financement et à combien elles se montaient! Je lui ai donc réexpliqué que ces subventions avaient justement été saisies en toute illégalité au motif d’une enquête étrangère toujours en cours… bref, si même les préfets ne sont pas au courant, je m’inquiète sérieusement des suite de cette affaire…

Pour terminer je lui ai laissé entendre que si notre parti était empêché de se présenter aux élections par des manœuvres anti-démocratiques, nos militants se tourneraient alors vers d’autre formes d’expression… je pense que le message a été reçu!

Notre entretien a duré une heure. J’espère que nos interrogations auront été reçues et transmises en haut lieu. D’ici-là notre été est bien occupé à préparer la rentrée qui s’avère riche en évènements…

Olivier Amos, nouveau Délégué Départemental du Rassemblement National de la Drôme