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imam valence

Photo Dauphiné Libéré

Le Dauphiné Libéré du 1er août rend compte de cette prière commune dans la cathédrale Saint-Appolinaire, entre Catholiques et Musulmans, après l’assassinat d’un prêtre de Saint-Etienne du Rouvray.

L’imam bénévole de Valence, Abdallah Deliouah, cite un verset du Coran :

Sourate 29 (L’Araignée) 46 : « Ne discutez avec les gens des Écritures que de la manière la plus courtoise…”. […] “Notre Dieu et le vôtre ne font qu’un Dieu Unique et nous Lui sommes totalement soumis. »

Pourquoi son choix s’est-il porté sur ce verset, alors qu’il y en a d’autres, dont ces trois :

Sourate 9 (Le Désaveu – At-Tawbah) 5 : « Quand les mois sacrés seront expirés, TUEZ les Infidèles quelque part que vous les trouviez ! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades ! S’ils reviennent [de leur erreur], s’ils font la Prière et donnent l’aumône (zakât), laissez-leur le champ libre ! » 

Sourate 5 (La Table Servie – Al-Maidah) 51 : « Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes ».

Même sourate, verset 29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité (l’Islam), parmi ceux qui ont reçu le Livre (juifs et chrétiens), jusqu‘à ce qu’ils versent la capitation <le tribut> par leurs propres mains, après s‘être humiliés. »

Chaque jour que Dieu fait on nous bourre de « Padamalgam » (c’est la posologie indiquée pour les cas graves d’islamophobie chronique dont les Français seraient atteints), on nous répète que l’islam ce n’est pas ça, mais que c’est la paix et la tolérance, et blablabla… Il faut garder en tête un des principes coraniques essentiel, le système des versets abrogés/abrogeants. En clair, quand deux versets se contredisent, le plus récent (rien à voir avec le numéro de la sourate de laquelle il est extrait) abroge l’autre, qui de fait ne compte plus que pour enfumer le mécréant par la ruse et le mensonge (« Taqyia »). Les trois versets que je cite abrogent le verset tolérant de l’imam !

C’est une bonne chose que l’imam Abdallah Deliouah soit venu communier avec les Catholiques, ces mécréants, dans leur cathédrale. J’en suis vraiment heureux. Mais est-il prêt, pour prouver sa sincérité, à désavouer les versets que je lui cite, et d’autres encore tout aussi monstrueux et incitatifs à la barbarie ? Bien sûr qu’il ne le peut pas, puisque ce serait désapprouver Allah lui-même ! Espérons au moins qu’il ne s’agisse pas d’un pieux mensonge autorisé par la « Taqyia »…

En tout état de cause, l’islam n’est pas réformable, puisque le Coran est la parole même de Dieu, contrairement à la Torah ou à la Bible, qui ne font que rapporter des paroles humaines. Ces deux livres saints peuvent donc être contextualisés, mais pas le Coran des Musulmans, qui lui reste la « vérité divine intangible » quels que soient le lieu sur la Terre ou le moment dans le temps. Tout est figé, personne ne peut rien changer. Quand bien même quelqu’un oserait, il ne serait  pas reconnu par la communauté musulmane. Alors stoppons ces hypocrisies et cessons de croire possible un islam de France. L’islam se veut universel.

Bernard Sironneau

Conseiller municipal d’opposition

Groupe FN